La lettre d'Asspro Scientifique - septembre 2015

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Ordinateurs et hygiène au bloc opératoire : un risque à prendre en compte

L'hygiène au bloc opératoire ne concerne pas uniquement la stérilité du matériel chirurgical ou la tenue du personnel médical. La prévention des risques en chirurgie passe également par le contrôle de l'équipement informatique. Un récent rapport de l'ANAP (Agence nationale d'appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux) fait le point sur les recommandations à suivre en la matière.

 


Les contraintes spécifiques du bloc

Le guide de bonnes pratiques publié par l'ANAP en début d'année pose de manière générale la question de l'équipement informatique à l'hôpital : quels types de postes de travail choisir pour quels services ? Pour la plupart des usages, la réponse est fonction de considérations liées au coût, à l'ergonomie, à la robustesse...


Mais dans les blocs opératoires et dans les autres zones à risque (salles blanches de chimiothérapie, unités de soins intensifs, réanimation...), le choix des équipements est aussi et surtout fonction de problématiques d'hygiène. Les ventilateurs, présents dans la majorité des ordinateurs, perturbent en effet le flux laminaire au niveau du champ opératoire et ne doivent donc pas avoir droit de cité dans les blocs. Pour contourner ce problème, l'ANAP pèse dans son rapport le pour et le contre des différentes solutions.

 

 

Un éventail de solutions possibles, des plus conventionnelles...

Les tablettes, par exemple, peuvent être préférées car elles n'ont pas de système de ventilation et sont facilement nettoyables. Mais elles peuvent se révéler onéreuses et difficilement compatibles avec les logiciels de chaque spécialité.
Les postes de travail médicalisés, c'est-à-dire des ordinateurs sans ventilateur et bionettoyables, sont une autre option. Mais ils sont moins robustes, et reviennent en moyenne, d'après l'ANAP, deux fois plus cher à l'achat que les équipements traditionnels.

 

 

... aux plus radicales

Reste une solution : bannir les unités centrales (et donc leurs ventilateurs) des blocs, et ne travailler qu'avec des écrans déportés. C'est notamment le choix de la clinique Pasteur de Toulouse, qui y parvient grâce à une solution baptisée Medinbox.
Ce logiciel avait à l'origine été développé pour enregistrer et diffuser des vidéos des interventions chirurgicales : images des praticiens en action, mais aussi des endoscopies ou des sondes qu'ils utilisent... « Medinbox est sorti de ce cadre et nous permet au quotidien de diriger les sources vidéo sur les écrans déportés », explique Olivier Geoffroy, le Directeur des systèmes d'information (DSI) de la clinique Pasteur. Résultat : plus besoin d'avoir les unités centrales dans le bloc. Pour le DSI, c'est la meilleure solution : « Déporter les unités centrales est une solution de bon sens, plus économique et plus robuste ».


Ainsi, les risques posés par les ordinateurs au bloc opératoire en matière d'hygiène sont maîtrisables. Les solutions existent, dont le choix dépend à la fois des contraintes économiques et cliniques.

 



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