La lettre d'Asspro Scientifique - mai 2014


Le tabac : un risque à prendre en compte, notamment en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (CPRE)


Le Professeur Jean Baruch, responsable du pôle CPRE au Cabinet Branchet jusqu'en 2013, a régulièrement fait le constat suivant : les chirurgiens ne vérifient pas toujours l'arrêt effectif du tabac, ce que les experts qualifient d'imprudence en cas de complication. Pour certains experts même, le non-respect de l'abstinence tabagique préopératoire représente une contre-indication opératoire.


Le tabagisme, par son action délétère sur la microcirculation, entraine une morbidité post-opératoire accrue en raison d'une altération des micro-vaisseaux avec baisse de l'oxygénation des tissus, augmentation des thromboses, modification des processus cellulaires de cicatrisation. Ceci touche tous les types de chirurgie, et particulièrement la CPRE axée sur les téguments et les tissus superficiels, et pour laquelle on redoute les retards de cicatrisations, la nécrose cutanée et l'infection.


Un risque d'infection notoirement augmenté chez les fumeurs


Il est établi de façon indiscutable que l'arrêt du tabac obtenu quatre semaines avant l'intervention, et suivi d'une abstinence totale lors des quatre semaines post-opératoires, permet un retour à des conditions physiologiques favorables et diminue par 3 en moyenne le risque de complications post-opératoires.
Imposer l'arrêt du tabac en pré et post-opératoire est un véritable challenge et demande d'entreprendre une vraie démarche pédagogique auprès des patients afin de les en convaincre, en particulier lorsque l'intervention comporte des décollements cutanés (plasties abdominales, liftings ...) ou conduit à la levée de lambeaux cutanés ou composites (lambeaux libres, transplantations...)


Un thème abordé lors des Journées « Asspro Plastie »


En fonction de l'importance des enjeux, ce thème « Tabac et Chirurgie Plastique et Esthétique » est abordé lors des journées « Asspro Plastie » organisées par l'association. En effet, une information spécifique sur les risques liés au tabac devient une obligation. Une fiche d'information dédiée à ce risque est en préparation par Asspro scientifique et le consentement éclairé y fera référence. Mais si cette information est impérative, il revient au chirurgien de s'assurer que l'arrêt du tabac est effectif. Un outil d'aide va notamment dans ce sens : il s'agit du test urinaire par bandelette, dont l'utilisation et l'interprétation sont facile et rapide. Il peut faire partie de la préparation préopératoire de routine des patients.


La réduction du risque « Tabac », associé à la prévention, est un enjeu de santé publique majeur et doit faire partie intégrante de l'amélioration des pratiques.

 

Dr Jean-Pierre Reynaud

Biographie

Dr Jean-Pierre REYNAUD,
Chirurgien libéral spécialiste en Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique,

Ancien Président (2008) de la SoFCPRE et Membre d 'Honneur,
Assistant Conseil et responsable du Pôle Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique-ORL- CMF au Cabinet Branchet,
Membre Fondateur d'ASSPRO et Membre du Conseil d'Administration,
Expert OA Plastirisq et Membre Enseignant du Collège Français de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique.



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